
Compte Rendu de la Rencontre Virtuelle entre l’ORASPC et le Private Security Industry Regulatory Authority (PSIRA) d’Afrique du Sud.
4 Mars 2025,
Heure : 9h – 10h
Participants :
- M. Manabelo Chauke, CEO, PSIRA 🇿🇦
- M. Moussa Diawara, Directeur Général, ORASPC 🇬🇳
- Autres membres des équipes de l’ORASPC et de PSIRA 🇬🇳🇿🇦
✅ Contexte de la rencontre :
La rencontre entre l’Office de Régulation des Agences de Sécurité et de la Protection Civile (ORASPC) de la République de Guinée et la Private Security Industry Regulatory Authority (PSIRA) d’Afrique du Sud a eu lieu dans le but de renforcer les relations de coopération entre les deux institutions. Le PSIRA, fort de plus de 20 ans d’expérience, régule le secteur de la sécurité privée en Afrique du Sud et supervise actuellement 18 activités liées à ce secteur. Avec un effectif de près de 2 500 000 agents de sécurité, le PSIRA est un acteur majeur en matière de régulation du secteur de la sécurité privée en Afrique.
L’objectif principal de cette rencontre était d’établir un partenariat stratégique à travers l’échange de bonnes pratiques en matière de gouvernance des sociétés de sécurité privée et le partage d’expertise entre les deux institutions.
🔰 Points abordés lors de la rencontre :
1️⃣ Introduction des institutions :
La rencontre a débuté par une présentation des deux institutions, l’ORASPC et le PSIRA. L’ORASPC, représentée par son Directeur Général, M. Moussa Tatakourou DIAWARA, a détaillé ses missions et ses récentes actions dans la régulation du secteur de la sécurité privée en Guinée. En revanche, M. Manabelo CHAUKE, CEO du PSIRA, a partagé le rôle crucial que joue le PSIRA dans la régulation de la sécurité privée en Afrique du Sud, notamment son expérience dans la régulation de 18 secteurs d’activités liés à la sécurité privée et la gestion d’un réseau de milliers de sociétés de sécurité privée.
2️⃣ La position et les actions de PSIRA :
M. Chauke a salué l’initiative de l’ORASPC d’étendre son partenariat vers le PSIRA, soulignant l’importance d’une collaboration entre les régulateurs africains pour mieux structurer et organiser le secteur de la sécurité privée sur le continent. Il a également évoqué les interactions déjà établies avec d’autres pays africains et a proposé de partager un monographe sur le processus de régulation avec l’ORASPC afin de contribuer à une meilleure compréhension mutuelle des pratiques.
3️⃣ Les mécanismes de régulation et l’attribution des agréments :
Un point essentiel abordé a été le processus d’attribution des agréments aux sociétés de sécurité privée. M. Chauke a expliqué en détail comment le PSIRA attribue les licences et agréments aux entreprises de sécurité en Afrique du Sud, en précisant les critères de conformité nécessaires et les sanctions prévues pour les entreprises ne respectant pas les règlements.
4️⃣ Création d’un réseau panafricain des régulateurs de sécurité privée :
Un autre point clé fut la proposition de M. Chauke d’établir un réseau panafricain des régulateurs de sécurité privée. Ce réseau vise à favoriser l’échange de connaissances et de bonnes pratiques entre les autorités régulatrices à travers le continent, et à créer une voix commune pour la réglementation du secteur de la sécurité privée en Afrique.
5️⃣ Signature d’un protocole d’entente :
La possibilité d’une signature d’un protocole d’entente (MoU) entre l’ORASPC et le PSIRA a été évoquée pour formaliser la coopération entre les deux institutions. Cette démarche permettra de renforcer les relations institutionnelles et d’assurer la mise en œuvre des actions concrètes découlant de ce partenariat.
6️⃣ La conférence sur le contrôle parlementaire et la sécurité privée :
M. Diawara a également partagé son expérience de la récente conférence sur le contrôle parlementaire et la sécurité privée organisée à Abuja, où il a eu l’opportunité de rencontrer M. Sabelo GUMEDZE, un ancien responsable du PSIRA. Cette rencontre a été l’occasion de discuter des défis rencontrés par les régulateurs du secteur de la sécurité privée en Afrique et de l’importance de la coopération internationale.
⏩ Prochaines étapes :
1️⃣ Échange des textes réglementaires :
Les deux institutions se sont mises d’accord pour échanger les textes réglementaires afin de mieux comprendre les pratiques de régulation de l’autre et identifier des pistes d’harmonisation des normes en matière de sécurité privée. Ce processus vise à adopter des pratiques communes pour la régulation du secteur.
2️⃣ Planification des échanges de compétences :
Un programme d’échanges de compétences et de formation sera mis en place pour permettre aux équipes des deux institutions de renforcer leurs capacités, notamment en matière de gestion des agréments, de suivi des sociétés de sécurité, et de contrôle de conformité.
3️⃣ Suivi du partenariat :
Un suivi régulier sera effectué pour discuter des modalités de mise en œuvre du partenariat, avec la mise en place d’un calendrier pour les actions à mener. Les deux institutions s’engagent à organiser une réunion de suivi dans les prochaines semaines pour formaliser les accords et passer à la phase opérationnelle.
➡ La rencontre entre l’ORASPC et le PSIRA a été une occasion fructueuse d’établir une collaboration constructive entre les régulateurs de la sécurité privée en Afrique du Sud et en Guinée. Le partage d’expertise et d’expérience sera bénéfique pour renforcer la régulation du secteur de la sécurité privée et améliorer les pratiques dans ce domaine. Cette rencontre a également jeté les bases d’un partenariat durable, avec des perspectives de coopération renforcée entre les autorités régulatrices du secteur de la sécurité privée à l’échelle du continent africain.
