Dakar, du 3 au 5 décembre 2025 – L’Office de Régulation des Agences de Sécurité et de la Protection Civile (ORASPC) a affirmé son rôle d’acteur régional incontournable lors de la Conférence Régionale sur « L’influence du secteur privé sur la sécurité et l’impact de la surveillance privée », organisée à Dakar par le DCAF (Centre de Gouvernance pour le Secteur de la Sécurité ) et l’Observatoire pour la Gouvernance du Secteur de la Sécurité ( OGSS) . Cette participation, placée sous le signe du partage d’expertise et de la construction collective, a permis de positionner la Guinée comme un modèle inspirant pour l’harmonisation des cadres réglementaires en Afrique de l’Ouest.

Un diagnostic partagé pour une ambition commune

Dès l’ouverture des travaux, la délégation guinéenne, conduite par M. Abdourahamane CAMARA, Directeur des Autorisations et des Titres de l’ORASPC, a placé son intervention sous le triple objectif de partager l’expérience nationale, d’œuvrer à l’harmonisation sous-régionale et de renforcer la coopération contre les défis transfrontaliers.

La première journée a été consacrée à un état des lieux sans concession des enjeux du secteur. L’intervention remarquée de M. Namoussa CONDÉ, qui a présenté les avancées majeures de la Guinée en matière de professionnalisation et de régulation, a été unanimement saluée par les pairs. Les discussions ont fait émerger des constats régionaux clairs : la nécessité de moderniser les cadres juridiques, l’impératif d’harmoniser les standards pour plus d’efficacité, et l’urgence de clarifier les rôles entre acteurs publics, privés et communautaires. D’entrée de jeu, l’ORASPC s’est imposé comme une voix constructive et experte dans ce diagnostic fondateur.

L’expertise guinéenne en lumière

Le deuxième jour a vu l’ORASPC passer de la réflexion collective à la démonstration concrète. Lors des travaux en groupe réunissant la Guinée, le Burkina Faso et le Togo, la délégation a détaillé le modèle opérationnel guinéen, érigé en référence.

Parmi les outils présentés comme bonnes pratiques :

  • Un dispositif réglementaire opérationnel et clair.
  • Un manuel de formation innovant intégrant systématiquement les droits humains, le genre et la gestion des conflits.
  • Une démarche globale visant une transparence totale.

Ces présentations ont alimenté les discussions approfondies sur quatre axes cruciaux : les cadres légaux, la supervision et le contrôle, les moyens opérationnels et le rôle de la société civile. La conclusion des débats a été sans appel : les progrès, bien que réels, restent fragiles. Seule une approche coordonnée et régionale, associant États, régulateurs et société civile, pourra garantir un secteur sûr, éthique et efficace. La vision portée par l’ORASPC – intégrée et collaborative – a ainsi trouvé un large écho.

L’innovation au service de la transparence

Le point d’orgue de la participation guinéenne fut la présentation de la plateforme digitale de l’ORASPC. Cet outil, unique dans la sous-région, offre un accès centralisé et public à l’ensemble de la réglementation du secteur.

Saluée comme une innovation majeure, la plateforme a été reconnue pour sa capacité à :

  1. Démocratiser l’accès au droit pour tous les acteurs.
  2. Renforcer la redevabilité et la confiance dans le secteur.
  3. Servir de modèle pour une harmonisation numérique à l’échelle nationale .

Cette démonstration a concrétisé l’engagement de la Guinée en faveur d’une régulation moderne, accessible et tournée vers l’avenir.

La clôture de la conférence a acté plusieurs acquis majeurs pour l’ORASPC : la reconnaissance de son leadership réglementaire, le renforcement de son réseau avec les homologues et partenaires techniques, et l’établissement d’une feuille de route claire pour l’harmonisation régionale des pratiques.

Perspectives et engagements : La feuille de route post-Dakar

De retour de cette conférence historique, l’ORASPC capitalise sur ces acquis pour amplifier son action.

l’Office s’engage à :

  • Accélérer la numérisation de ses services.
  • Enrichir ses programmes de formation à la lumière des échanges de Dakar.
  • Consolider le dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs du secteur.

La participation de l’ORASPC à la Conférence de Dakar a démontré, s’il en était encore besoin, que la sécurité est un bien commun et que sa régulation est une responsabilité partagée. En positionnant la Guinée comme un pôle d’expertise et d’innovation, l’Office réaffirme son rôle central dans la construction d’un espace ouest-africain plus sûr, plus intégré et gouverné par des normes modernes et éthiques. La route est tracée ; place maintenant à l’action concertée.

 

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